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Cinéma italien

Dimanche 9 octobre 2011 7 09 /10 /Oct /2011 11:27

Habemus Papam (Id – 2011), un film de Nanni Moretti, avec Michel Piccoli, Nanni Moretti, Jerzy Stuhr, Renato Scarpa, Franco Graziosi, Margherita Buy.

 

habemus-papam.jpgLe pape vient de mourir. Le Conclave se réunit donc au sein du Vatican, la centaine de cardinaux venus du monde entier devant élire un successeur au souverain pontife défunt. Après plusieurs tours de scrutin, Melville, un cardinal discret, est désigné pour endosser ce rôle. Celui-ci semble dans un premier temps en accepter la charge, mais au moment de paraître au balcon à la foule des fidèles et des caméras du monde entier massés sur la place Saint-Pierre de Rome, il regimbe, poussant un cri d’effroi avant de s’enfuir, se déclarant incapable d’accomplir le geste ultime de sa désignation. Pour tenter de résoudre cette crise inédite, tandis que le monde catholique demeure suspendu dans l’attente et l’incompréhension, le porte-parole du Vatican fait venir au Saint-Siège un psychanalyse. Les entretiens entre celui-ci et le pape réfractaire n’aboutissant pas au résultat escompté, Melville est conduit, incognito, chez une autre analyste. Mais Melville profite de cette sortie en habits civils pour échapper à son escorte. Il commence alors une errance solitaire dans les rues de Rome, tandis que le psychanalyste comme les cardinaux, tenus au secret, sont contraints de demeurer à l’intérieur de la cité du Vatican tant que la crise ne sera pas résolue.

 

Dans Le Caïman, son précédent film, le personnage interprété par Nanni Moretti déclarait que "c’est toujours le moment pour réaliser une comédie". Nanni Moretti cinéaste a pris au mot Nanni Moretti acteur et avec cet Habemus Papam a réussi une hilarante comédie. Mais évidemment, pas que...

Comédie car ce film offre son lot de séquences désopilantes et saugrenues (certaines mêmes teintées d’un rien de fellinien), comme cette scène où un cardinal énumère au psychanalyste habemus-papam_02.jpgtous les sujets qu’il lui est interdit d’aborder avec le pape récalcitrant -les rêves, l’enfance, les fantasmes, la sexualité, bref tout ce qui fonde la cure analytique!- avant que l’analyste se voit obligé de mener son entretien avec son patient -situation d’ordinaire intime- au centre d’une immense salle, entouré de la centaine des cardinaux du Conclave, attentifs...

Cette situation mettant au contact deux "religions" antagonistes (de l’incompatibilité des notions d’âme et d’inconscient...), Moretti ne la traite pas comme une confrontation, et, même s’il se moque des comportements des uns et des autres, ne porte à aucun moment de jugement sur leurs croyances respectives. Et l’opposition attendue entre l’un et les autres n’a pas lieu. Tout au contraire habemus papam 03s’installe vite une cohabitation douce entre l’analyste et les cardinaux, voire même quelque chose de l’ordre de la convergence lorsque l’on verra le psychanalyste brandir la Bible -seul livre à sa disposition dans son lieu de rétention- au milieu des cardinaux en déclarant qu’il y a découvert un passage correspondant tout à fait à la description des symptômes de la dépression.

Enfermés à l’intérieur de la cité du Vatican -et privés de leurs portables-, livrés à eux-mêmes et à l’ennui, coupés mais aussi à l’abri du regard de l’extérieur et forcés d’abandonner le temps de cette crise le rôle qu’ils endossent au quotidien "au dehors", le psychanalyste comme les cardinaux révèleront alors rapidement l’enfant qui est en eux. De fait, hormis le porte-parole du Vatican, on ne semble rencontrer à l’intérieur du Saint-Siège que des personnages prompts à laisser s’exprimer leur infantilisme: cardinaux comme des écoliers copiant les uns sur les autres au moment du vote pour élire le Saint-Père ou, lorsqu’ils jouent aux cartes, ne supportant pas de ne pas gagner; ou, plus puéril encore, le psychanalyste répétant à l’envi qu’il est le meilleur en son domaine. Et, burlesque séquence, tous s’impliqueront totalement dans le tournoi de volley-ball "international" qu’organisera le psychanalyste dans la cour du Saint-Siège entre les cardinaux des différents continents, vieillards en tenue sacerdotale se laissant alors habemus papam 04entièrement aller aux joies de la compétition sportive, le psychanalyste-organisateur plus encore que les autres, comme le révèlera son visage d’enfant frustré lorsque le retour du porte- parole du Vatican viendra mettre fin au tournoi avant son terme; infantile encore le garde suisse qui, cloîtré dans la chambre du pape pour faire croire à tous à la présence du Saint-Père, libéré du carcan de son uniforme, se comportera comme un enfant jouisseur.

Et pendant que l’on passe le temps au Saint-Siège avec ces occupations ludiques, Moretti filme parallèlement l’errance de Melville, rôle tenu par un merveilleux Michel Piccoli un rien hébété, le regard attentif -presque affamé- au monde, promenant ses doutes, à la recherche de réponses intérieures dans les rues de Rome. Ayant avoué précédemment à l’analyste que son grand rêve aurait été de faire du théâtre (de "jouer", lui aussi?), habemus-papam_05.jpgon verra ses yeux s’émerveiller lorsque, dans l’hôtel où il a pris une chambre, il tombera sur un acteur fou auquel il donnera un temps la réplique ou lorsqu’il se retrouvera attablé au milieu d’une troupe de théâtre, moments émouvants d’un homme semblant enfin heureux de s’approcher de ses désirs frustrés, abandonnés.

Sur le fond, avec ce film, Moretti prend à contre-pied la pensée dominante actuelle qui prône l’ambition et le pouvoir comme valeurs en soi. Il nous montre au contraire un homme qui, au moment d’accéder à la charge suprême -accession presque due au hasard-, doute, s’interroge, se remet en cause (à l’opposé du Caïman qui relatait l’ascension irrésistible et impitoyable d’un individu totalement déterminé à conquérir le pouvoir). Melville résiste (et ce n’est sans doute pas par hasard que Moretti lui a donné le nom de l’auteur de Bartleby, personnage-symbôle au fameux "I would prefer not to"), refuse comme allant de soi d’accepter le pouvoir qui lui échoit, comme considérant que ledit pouvoir est d’abord une charge morale et s’interrogeant pour savoir s’il est capable de l’assumer, s’il en est digne.

Sur ce propos de base, Moretti, tout en conservant le ton de la comédie, vient greffer un autre thème -déjà présent dans ses oeuvres précédentes-: le rôle du langage, cet outil primordial de la psychanalyse qui s’avérera totalement inopérant ici; ou qui devient un verbiage pâteux lorsqu’il sort de la bouche d’un expert médiatique, comme dans cette courte séquence où une télévision montre un spécialiste des questions vaticanes qui, après s’être laissé emporter par le flot de ses propres paroles, s’interrompt soudain, ne trouvant plus de sens aux mots qu’il emploie; le langage également outil de communication (au sens médiatique du terme) qui devient écran de fumée, mensonge tel celui bâti par le porte-parole du Vatican paniqué par la disparition du pape qui, pour rassurer le monde, lui fait croire qu’avant de paraître, le Saint-Père nouvellement élu a souhaité se retirer un temps dans ses appartements pour prier, mystification qu’il fait aussi gober à l’intérieur même du Saint-Siège en utilisant un garde suisse simuler la présence du pape dans sa chambre; le langage qu’on utilise aussi simplement pour combler du vide, comme le fait ce reporter en direct de la place Saint-Pierre de Rome qui n’a pourtant rien à dire et qui s’enquiert alors auprès de ses propres collègues d’éventuelles informations (blabla médiatique auquel d’ailleurs les gens ne croient de toute façon plus, comme le révèleront les propos du concierge de l’hôtel où s’est réfugié Melville). Mais a contrario, le langage peut aussi être porteur d’art, de beauté, d’émerveillement, comme le texte de la pièce de Tchékhov que jouent les acteurs rencontrés par Melville.

Enfin, il y a quelque chose de dérisoire dans le regard que porte Moretti sur cette comédie humaine du pouvoir. Dans le Caïman déjà, avec son film dans un film, il semblait dire que tout cela n’était "que du cinéma". Dans Habemus Papam, avec ces deux immenses tentures rouges de chaque côté du balcon où doit paraître le pape qui évoquent immanquablement le rideau d’une scène de théâtre, il paraît signifier le côté théâtral -factice- de tout cela. Des enfants "qui jouent".

Finalement, Moretti, avec l’unique et ultime apparition de Melville à ce balcon, achèvera son film en prenant une dernière fois à revers le précédent, le discours de mise en garde contre la recherche d’un guide, d’un chef, d’un gourou qu’y tiendra Melville prônant l’exact inverse des derniers mots du Caïman.

Avec Habemus Papam, Moretti n’est au final pas si éloigné que cela de la grande tradition de la comédie italienne (dans une version moins hardcore et plus intello), avec ses personnages un peu ridicules mais montrés sans méchanceté, plutôt même avec un certain attendrissement, une comédie italienne totalement en prise sur son temps où le rire n’empêche en rien ni l’émotion, ni la réflexion.

Par One More Blog in the Ghetto - Publié dans : Cinéma italien
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Dimanche 17 avril 2011 7 17 /04 /Avr /2011 17:26

 

Le caïman (Il caïmano – 2006) de Nanni Moretti, avec Silvio Orlando, Margherita Buy, Jasmine Trinca, Nanni Moretti, Michele Placido.

 

Le-caiman_Nanni-Moretti.jpgBruno Bonomo est un petit producteur de nanards qui a dû connaître un relatif succès des années auparavant mais qui ne parvient plus à mettre aucun film en chantier. Au cours d’une rétrospective qui lui est consacrée, une jeune fille, Térésa, lui remet un scénario qu’elle veut tourner. De retour à ses bureaux, où il passe ses nuits parce qu’en pleine séparation d’avec sa femme –une ancienne actrice qui jouait le rôle de Aïda la justicière dans une série de B-movies produits par Bruno-, il parcourt en diagonale ce scénario intitulé "Le caïman" avant de s’endormir. Son projet d’un "Christophe Colomb" tournant court, Bruno décide de monter le film de Térésa, sans vraiment savoir quel en est le sujet. Mais alors qu’il s’est déjà bien engagé dans la production, il réalise brusquement que ce film, racontant l’ascension et la prise de pouvoir médiatique et politique d’un riche homme d’affaires, est une attaque directe contre le Président du Conseil italien du moment, Silvio Berlusconi; trop tard pour abandonner le projet.

 

Le Caïman est un hommage au cinéma et à ceux qui le font: c’est l’histoire de Bruno Bonomo, petit producteur en quasi faillite, qui, tenace, va batailler pour monter son film; un combat quotidien fait de négociations, de mensonges, de compromis avec des "financeurs" (au premier chef desquels la télé, dont les critères n’ont rien à voir avec l’éventuelle valeur artistique d’une œuvre potentielle), avec des coproducteurs, avec une réalisatrice à l'ambitieuse vision parfois coûteuse, avec des acteurs narcissiques. Le combat d'un homme qui, n'étant plus grand'chose, se prouve peut-être à travers cette lutte opiniâtre pour mener à bien son projet qu'il est encore vivant?

Quoiqu'il en soit, pour Nanni Moretti, le cinéma ne repose pas uniquement sur ceux qui le financent, pas plus que sur ceux dont le nom apparait en grosses lettres dans un générique. En une simple séquence, il saura ainsi mettre en valeur les artisans de cet art, décorateurs, électriciens, costumiers etc... capables de fabriquer du rêve avec trois bouts de ficelles. Car Moretti, à travers son héros qui n’a jamais produit que des navets, rend hommage à un cinéma modeste et populaire, tout un cinoche italien disparu aujourd’hui: il fut un temps en effet où le cinéma transalpin, outre les œuvres des grands maîtres que tout le monde connaît, produisait une flopée de petits films de genre (western-spaghetti, péplum, giallo, polar, comédie sexy...) ; tout un cinéma "plébéien" dynamique -si ce n’est de qualité- dont le public s'est détourné au profit de la TV -et singulièrement celle de... Berlusconi-. Le-Caiman_01.jpg Dans Le Caïman transparaît une nostalgie de ce cinéma, notamment lorsque l'on croisera le vieux réalisateur ami de Bruno qu’on imagine volontiers être celui qui tourna "le dernier film de pirates italien" dans le bassin de quelques mètres-cubes que montre Bruno à Térésa lors d’une visite de ses studios; Moretti évoque un cinoche bricolé d’enthousiasme dans lequel une façade factice de saloon suffisait pour que "Le jour on tournait "Veillée de sang pour le shérif Clarck" et la nuit "La vengeance des sorcières endiablées" (On ne peut aussi s'empêcher de pense ici à Roger Corman). Plus largement, Moretti semble attaché à la culture populaire que l’on retrouvera encore lorsque l'aménagement des studios de Bruno en vue du tournage deviendra une séquence de comédie musicale ou quand -une fois de plus dans un de ses films- Moretti se mettra en scène lui-même, au volant de sa voiture, braillant les paroles d'une chansonette passant à la radio.

Le Caïman est une comédie dramatique: c’est l’histoire de Bruno Bonomo, un homme déboussolé, perdu, incapable d’accepter la séparation d’avec sa femme; un homme qui ne sait plus où est sa place, revenant chaque soir dans son ancien appartement pour raconter des histoires à ses deux garçons pour les endormir avant de s'en retourner coucher dans ses studios. Une situation dramatique que Moretti traite cependant sans aucun mélo, combinant au contraire avec sensibilité situations de comédie (les tergiversations de Bruno et de sa future ex-femme Paola au moment d'annoncer leur séparation à leurs deux enfants, Paola au téléphone au milieu du match de football) et moments d’émotion douloureuse, comme cette déchirante séquence où Bruno, après avoir aperçu sa femme au restaurant attablée avec un inconnu, remonte, dévasté par le chagrin, les trottoirs encombrés, mi-marchant mi-courant, douloureuse petite silhouette rondouillarde filmée en un long et émouvant travelling latéral.

Pour Bruno, monter son film, sera peut-être aussi –un temps-, tenter de retrouver une forme de virilité ébranlée par sa séparation?

Le Caïman est un film politique. C’est l'histoire de Bruno Bonomo, italien moyen quasi inculte politiquement, qui, comme la majorité de ses contemporains, laissa un homme sans scrupule, disposant d'énormes moyens, prendre le pouvoir -les pouvoirs-. Mais Bruno, grâce au scenario de Térésa, va commencer à acquérir une conscience politique. Car le film de Moretti attaque frontalement Berlusconi: “Le Caïman” de Térésa, dans lequel Bruno va s'impliquer plus encore qu'il ne l'aurait cru initialement, raconte l'ascension d'un affairiste sans vergogne qui deviendra l'homme le plus puissant d'Italie et à qui Moretti donnera trois visages: d’abord, à travers les images fantasmées de Bruno lors de sa lecture du scénario de Térésa, celui, incarné par Elio De Capitani, de l'homme d’affaires retord manipulateur et impitoyable corrupteur à la fortune littéralement "tombée du ciel", puis homme de télévision flattant sans honte les bas instincts du public. Ensuite, lors des premières répétitions du tournage, interprété par Michele Placido, ce sera le vieux beau parleur, séducteur, charmeur, enjôleur. Enfin, lorsque commencera le tournage du "Caïman" de Térésa, Le-Caiman_03.jpgpar une renversante mise en abyme, le Cavaliere aura les traits de Nanni Moretti lui-même, dans une ultime scène d'une réfrigérante rupture de ton où Moretti, visage de marbre et yeux de loup braqués sur le spectateur, prononcera d'une voix glaçante les mots de Berlusconi-l'homme politique, paroles troublantes car proche d'évoquer l'Allemagne des années trente, dernières sombres images du film qui laisseront le spectateur figé dans son fauteuil.

Le petit miracle de ce film est que Nanni Moretti réussit à faire cohabiter ces trois niveaux (l'hommage au cinéma, la comédie dramatique et la charge politique) avec fluidité, entremêlant l'intime et le général, le drôle et le tragique, et parvient à susciter en nous toute la gamme des émotions qui vont avec: nostalgie, amusement, peine, réflexion, inquiétude... et d'autres encore, comme ce moment de pure poésie qui verra Bruno, au volant de sa voiture, suivre dans la nuit une improbable caravelle de Christophe Colomb à travers les rues de la ville; ou encore cet autre, touchant, où Bruno et Paola, leur divorce finalement prononcé, se retrouveront sur la même route, chacun dans sa voiture et, se doublant, se redoublant, danseront alors un étrange ballet automobile, semblant deux poissons dans un même courant entrecroisant encore un temps leurs trajectoires avant de se séparer.

Impossible pour terminer de ne pas glisser un mot sur les acteurs, tous impeccables, de Silvio Orlando, petit bonhomme empêtré dans un milliard de problèmes qui paraît ne jamais faire le poids et qui pourtant s'avèrera animé d'une vitalité, d’une énergie inépuisables, à Margherita Buy -Paola/Aïda-, femme mature qui parvient à faire passer toute l'affection qu'elle porte encore à Bruno tout se montrant inflexible dans sa volonté de refaire sa vie sans lui (et loin donc du cinéma et du rôle pesant d'éternelle Aïda), en passant par Jasmine Trinca qui campe la jeune réalisatrice novice habitée par son projet, à la fois angoissée et déterminée, ou encore Michele Placido qui offre en quelques séquences un réjouissant portrait d’acteur vieux beau encore persuadé de son charme, soucieux avant tout de son image et au comportement caricaturalement show-biz.

Le-Caiman_02.jpgPour Moretti, comme Bruno, l'Italie s'est perdue, disloquée, éparpillée, pour s'abandonner aux bras d'un malandrin. Alors, comme Bruno se retrouvant petit à petit lui-même, Moretti semble former l'espoir qu'il en aille de même pour son pays, que celui-ci ouvre les yeux, à l'instar de la vieille secrétaire de Bruno, électrice avouée de Berlusconi, qui verra sur son écran de TV, effarée, le -vrai- cavaliere tel un dramatique bouffon tenir des propos injurieux -se voulant soi-disant humoristiques- à l'égard d'un membre allemand social-démocrate du Parlement Européen.

Au final, ce film prouve qu'il est possible de faire un cinéma engagé qui soit du grand cinéma; que l'on peut faire du cinéma militant qui ne soit en rien du prêchi-prêcha (d'ailleurs Moretti s'en moque dès la séquence d'ouverture montrant un extrait d'un film de Bruno, "Cataractes", qui aurait pu aussi s'intituler "Aida contre le stalinisme"). Parce que Le Caïman de Nanni Moretti, c'est avant tout du cinéma; et du meilleur.

Par One More Blog in the Ghetto - Publié dans : Cinéma italien
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