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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 10:17

Jusqu'en enfer (Drag me to hell - 2009) de Sam Raimi avec Alison Lohman, Justin Long, Jessica Luca.

Drag me to hell Sam Raimi

 

Christine Brown, une jeune et ambitieuse responsable des prêts immobiliers dans une succursale bancaire refuse un délai de paiement à une vieille femme. Celle-ci lui jette un sort... et à partir de là, la jeune Christine va morfler...

 


 

Bon, qu’on ne s’y trompe pas, ce n’est le film d’un tâcheron des studios hollywoodiens réalisant des slashers au kilomètre dont il est question ici ; aux manettes, c’est Sam Raimi, un type qui sait filmer et faire tenir debout une histoire.

Le film est très plaisant pour l’amateur de série B: une bonne alternance de scènes de terreur et de  moments pour reprendre son souffle, des séquences bien "dégueues" où l’on hésite entre le dégoût et l’hilarité – mais jamais de vrai gore gerbant -, une certaine inventivité dans les tourments subis par l’héroïne, quelques "trucs" classiques du genre mais qui font bien sursauter, quelques scènes vraiment réjouissantes de comédie (dans la banque ou la visite chez les parents de son fiancé), un scénario bien fichu et une vraie bonne mise en scène solide. Bref, un petit tour en fête foraine dirigé par un Sam Raimi libéré des contraintes des gros budgets qui se fait plaisir et s’amuse à nous faire peur ; un des ces petits film qu’on oublie une fois sorti de la salle mais qui, le temps de la projection, font jubiler l’amateur de cinéma dit "de genre".

Et puis, de toute façon, je ne sais pas vous, mais moi, voir un banquier en prendre plein la tête pendant une heure trente, ça me met en joie !

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 12:50

Moon, film anglais de 2009, réalisé par Duncan Jones*, avec Sam Rockwell et Kevin Spacey.


Moon.jpg

La société Lunar possède le monopole de l’exploitation du sous-sol de la Lune et en extrait de l’hélium 3, une nouvelle ressource énergétique pour la Terre. Depuis sa base lunaire, Sam Bell, l’employé de Lunar, gère seul le chantier d’extraction, secondé Gerty, un robot polyvalent. A quelques semaines du terme de la mission de 3 ans de Sam, une des trois machines excavatrices autonomes tombe en panne. Sam prend un véhicule lunaire pour aller tenter une réparation, mais il est victime d’un accident et perd connaissance. Il se réveille dans la salle d’infirmerie de la base. Et alors que depuis des mois, une panne rend impossible les communications avec la Terre, Sam surprend Gerty en conversation avec les responsables de Lunar ; et se voit désormais interdit par le robot de quitter la base en attendant des secours. Mais Sam Bell veut retourner sur le lieu de l’accident.

   

Voilà un petit film de SF bien sympathique et comme on n’en fait plus ; sympathique par la modestie de ses moyens – quasiment un seul acteur qui réalise une belle performance en tenant le film à bout de bras, peu de décors, peu d’effets spéciaux- ; comme on n’en fait plus parce qu’il a le parfum de cette période assez faste du cinéma de SF que furent les années 70 (souvenez vous : Mondwest, Zardoz, Le survivant, Logan’s run, Soleynt green, A boy and his dog, Silent running...), époque où le cinéma de SF n’était pas simplement la transposition d’un autre genre dans un contexte –un habillage- SF comme ce fut le cas par la suite (le western avec Star Wars ou Outland, le polar avec Blade runner –films par ailleurs ayant leurs qualités-) mais où le thème, le fondement de ces films étaient purement SF. C’est bien le cas ici.
Au fur et à mesure qu’avance le film et que le mystère se révèle, son fond apparaît doucement et s’avère alors être (à ma plus grande jubilation) d’aborder une question éminemment dickienne qui serait grosso modo : «Qu’est-ce qui fait l’humain ? Qu’est-ce qui fait l’unicité de chaque humain ?».

Dommage toutefois que ce thème ne soit pas exploité plus en profondeur et que la fin du film ne soit pas à la hauteur du reste.http://liveforfilms.files.wordpress.com/2009/08/moon01.jpg

On pourra par moments lui trouver quelques lointains échos avec Silent running de Douglas Trumbull ou Solaris version Steven Soderbergh, voire avec certains éléments de 2001 : l’odyssée de l’espace de Kubrick.
Bon, au total, on n’a certes pas affaire à un grand film, mais ce sobre huis clos est bien tenu tout du long, sans temps mort malgré la relative modestie de ses moyens, et parvient en permanence à intriguer le spectateur.

Un film original en ces temps de blockbusters SF que pourra apprécier l’amateur de "speculative fiction".

 

*Fils de David Bowie

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